La GED ou GEIDE au service des entreprises

 

Les différents disques optiques numériques

Les disques optiques effaçables

À l'instar des DON WORM, les disques optiques effaçables existent en différents types et tailles. Les deux techniques mises en oeuvre pour permettre la réversibilité des informations écrites sont le magnéto-optique et le changement de phase.

 

Les disques magnéto-optiques

La technologie magnéto-optique utilise les propriétés thermo-magnétiques de certains alliages dont le point de Curie est connu avec précision. Le point de Curie est la température à partir de laquelle un matériau perd son aimantation initiale sous l'action d'un champ magnétique extérieur. Le principe d'écriture ou d'effacement des disques magnéto-optiques consiste à faire varier localement la polarité magnétique de la couche sensible sous la double action d'un faisceau laser concentré modulé et d'une bobine émettant un champ magnétique à proximité de la couche. Les informations enregistrées seront des zones d'une polarité différente de l'aimantation initiale.

La lecture est par contre entièrement optique et utilise l'effet de Kerr. Les zones de polarité différente de celle du support de base font réagir différemment le faisceau laser de lecture réfléchi par la structure optique. Lorsque celui-ci rencontre une zone écrite, le faisceau de retour issu de la réflexion est légèrement différent de celui de la couche initiale. Cette modification se traduit par une absence de signal qui est détectée par l'optoélectronique de l'appareil et convertie en information binaire exploitable par un ordinateur. Les données peuvent ainsi être effacées et remplacées par d'autres. Jusqu'en 1996, on devait intercaler un cycle d'effacement avant de réécrire des données. Il existe désormais des disques et des enregistreurs/lecteurs capables de réécrire de nouvelles données sur les anciennes sans cycle d'effacement. Deux techniques sont utilisées par les industriels. L'une, appelée LIMDOW pour Light Impulsion Modulation Direct OverWrite utilise des disques magnéto-optiques dont la structure est composée de sept couches. La seconde, déjà à l'oeuvre dans le Mini-Disc et le MD-Data, est une combinaison de la modulation du faisceau laser et l'action de la bobine magnétique. L'avantage majeur des disques magnéto-optiques à réécriture directe est d'offrir un taux de transfert plus élevé lors de l'enregistrement de nouvelles données.



Deux types de disques magnéto-optiques 3,5 pouces de 640 et 650 méga-octets de capacité.
 

Les disques magnéto-optiques existent en diamètres de 3,5 pouces, 5,25 pouces et de 12 pouces et sont présents dans les applications bureautiques, de sauvegarde de fichiers ou de GED.

Actuellement, les industriels entament la commercialisation de la troisième génération de disques magnéto-optiques de 3,5 pouces (90 millimètres de diamètre). Elle offre une capacité de stockage de 640/650 méga-octets sur un disque dont une seule face est exploitable contre 128 méga-octets pour la première génération et 230 méga-octets pour la seconde. Ces disques existent depuis peu en version à réécriture directe mais ils sont issus de deux conceptions incompatibles entre elles. L'une adopte un format qui est une évolution des normes ISO conçues pour ce média tandis que le format physique et l'organisation logique de la seconde sont en rupture avec ces normes. La conséquence est qu'il n'y a pas d'interchangeabilité possible entre supports et enregistreurs/lecteurs.


Unités d'enregistrement/lecture pour DON 3,5 pouces Fujitsu et Sony


C'est également la troisième génération de DON magnéto-optiques 5,25 pouces (13 centimètres de diamètre) qui est présente sur le marché. Ces médias sont exploitables sur les deux faces et offrent une capacité totale de 2,6 giga-octets (2 faces x 1,3 Go) contre 650 méga-octets et 1,3 giga-octets pour les deuxième et troisième générations. Les DON magnéto-optiques de 5,25 pouces sont normalisés et portables entre lecteurs/enregistreurs de source différente mais se conformant aux mêmes spécifications. Par contre, un média enregistré sur une plate-forme "x" ne pourra être lu par un autre ordinateur que si ce dernier est équipé d'un logiciel de formatage et de gestion compatible. Les industriels tentent de résoudre ce problème qu'est l'exploitation d'un même disque optique numérique dans différents environnements. Ils ont pour cela proposé une norme d'enregistrement et de structuration des fichiers connue sous la référence ISO-13346 qui a donné naissance au format logique dit UDF ou Universal Disk Format. L'intention est louable puisqu'elle vise à rendre les utilisateurs indépendants des plates-formes et des fournisseurs; mais l'UDF n'est pas encore très répandu chez les éditeurs/concepteurs de logiciels de gestion de DON. Il existe aussi un disque magnéto-optique de 12 pouces (30 centimètres de diamètre). On peut y stocker huit giga-octets de données. L'enregistreur/lecteur de ce disque est muni de deux têtes indépendantes qui donnent chacune accès à quatre giga-octets.

© 1997 MOSARCA - Adapté et reproduit ici avec la permission des auteurs.